What is on the other side of gold is the same as what is on this side / What is on the other side of gold is the same as what is on this side

2021

Tissu (rideau, gants), porte-serviette, env. 500 x 600 cm.
Production La FB 15
Fabric (curtain, gloves), towel holder, approx. 500 x 600 cm.
Production La BF 15
 

What is on the other side of gold is the same as what is on this side,  vue d’exposition : La Vie Oblique, La BF 15, Lyon, 2021
What is on the other side of gold is the same as what is on this side, , exhibition vue : La Vie Oblique, La BF 15, Lyon, 2021

Un grand rideau coupe la pièce, du sol au plafond. Seul l'un des angles est soulevé, révelant la présence d'un mur, de l'autre côté. À proximité, une paire de gants est suspendue. Ils sont cousus dans le même tissus que le rideau. L'un cousu avec l'endroit du tissus, l'autre avec l'envers du tissus.

Comme la suggestion d'une scène à venir, ou en attente, un geste à prolonger mentalement, cette installation met en scene la formulation d'un désir latent, celui de savoir ce qu'il y à de l'autre côté– à supposer qu'un autre côté existe bel et bien.

Le motif du rideau, récurent dans l'histoire de l'art, et de la peinture notamment, oscille entre objet domestique et espace théâtral, entre banal, trivial, et symbolique. Cette ambivalence permet d'aborder avec ironie et légèreté ces grandes questions métaphysiques.

Cette installation renvoie ainsi à la fois à l'histoire de l'art et à une certaine philosophie phénoménologique et ontolgique, depuis Pline l'ancien et son récit du peintre
greque Parrhasius (proclamé comme le plus grand grâce à sa peinture figurant un rideau, que son rival s'était impatienté que l'on retire afin qu'il puisse voir le tableau), jusqu'au Réel et son double,« essai sur l'illusion » du philosophe Clément Rosset.

A large curtain obstructs the room, from floor to ceiling. One of the corners of the curtain is slightly raised, revealing the presence of the wall behind it. Nearby, a pair of gloves are suspended. They are sewn from the same fabric as the curtain. One sewn with the front of the fabric, the other with the back of the fabric.

Like the suggestion of a scene to come or a gesture to be mentally prolonged, this installation stages the formulation of a latent desire, to know what is on the other side - assuming that another side does exist.

The motif of the curtain, recurrent in the history of art, particularly in painting, oscillates between domestic object and theatrical space, between the banal, the trivial and the symbolic. This ambivalence allows me to approach these great metaphysical questions with irony and lightness.

Thus this installation recalls both art history and phenomenological and ontological philosophy, from Pliny the Elder and his account of the Greek painter Parrhasius (proclaimed as the greatest thanks to his painting of a curtain, which his rival was impatient to have removed so that he could see the "actual painting"), to Le Réel et son double, that "essay on illusion" by the philosopher Clément Rosset.